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01.2
Ancré dans la tradition brassicole belge
L’histoire de la bière et de PALM Breweries
600
Une activité artisanale
dans les abbayes
Les abbayes qui s’installent
en Europe occidentale à
partir du VI
e
siècle préparent
leurs propres aliments et
boissons. Dans le sud et le
centre de la France, elles dé-
veloppent la viticulture. Mais
les Pays-Bas se situent dans
la « ceinture céréalière » de
l’Europe et ne connaissent
pas la culture du raisin. Ils
élaborent donc une boisson
alcoolisée à base d’orge.
C’est ainsi que naît le
brassage de la bière en tant
qu’activité artisanale.
4000 AV. J.-C.
Les Gaulois apprennent à
brasser de la bière
La première boisson alcoo-
lisée à base d’orge arrive en
Europe centrale via l’Égypte
et la Grèce. Les bases de
notre culture de la bière sont
jetées !
1836
La brasserie Rodenbach
s’établit à Roulers
Pedro Rodenbach ouvre,
avec son épouse Regina
Wauters, qui a l’esprit
d’entreprise, une brasserie à
laquelle il donne son nom.
1747
Les débuts de PALM
Breweries
Anne Cornet crée une
petite brasserie de village à
fermentation haute face à
l’église de Steenhuffel, dans
le Brabant. Elle lui donne le
nom de « DE HOORN », tra-
duction néerlandaise de son
nom de famille, Cornet.
1364
Naissance des bières
brabançonnes de
fermentation haute
Avec son Novus Modus
Fermentandi Cerevisiam,
Charles IV, l’empereur
allemand, promulgue une
nouvelle recette de bras-
sage rendant l’utilisation
de houblon obligatoire. Le
houblon ayant une forte
action antibactérienne, la
flore de levure pure domine
et enrichit le goût de la bière.
Le Brabant, qui fait partie de
l’empire allemand, devient
ainsi le berceau des bières
de fermentation haute.
1084
Saint Arnould apprend à
ses fidèles à boire de la
bière
Saint Arnould fonde l’Abbaye
d’Oudenburg. Il apprend à
ses fidèles à boire de la bière
en lieu et place de l’eau,
impropre à la consomma-
tion. En effet, la bière étant
bouillie, elle est exempte de
bactéries nuisibles. Grâce
aux nombreuses vies ainsi
sauvées, il devient le saint
patron des brasseurs.
1878
Perfectionnement du
processus de brassage
de la bière rouge brun de
Flandre
En Angleterre, le jeune
Eugène Rodenbach
s’intéresse au style de bière
local Porter : acidification
intentionnelle, vieillissement
en fûts de chênes connus
sous le nom de « foudres »
et mélange avec de la bière
jeune de manière à améliorer
la durée de conservation et
les qualités désaltérantes.
Il optimise le processus de
maturation dans les grandes
« salles à foudres» à Roulers.
Bon nombre de brasseurs
locaux lui emboîtent le pas
et la bière rouge brun de
Flandre devient un produit
régional très apprécié.
1875
Naissance de la brasserie
de l’abbaye Saint-Pierre à
Steenbrugge
Les droits de l’abbaye
d’Oudenburg, fondée
par Saint Arnould, sont
transférés à la nouvelle
abbaye Saint-Pierre de
Steenbrugge. Cette abbaye
possède une brasserie qui
restera en activité jusqu’à
la Seconde Guerre mon-
diale. Le secret de la bière
d’abbaye de Steenbrugge
est le « gruut », mélange
d’épices brugeois.
XV
e
-XVI
e
siècle
Essor des villes flamandes et
de leurs bières
Pendant le Siècle d’or, de puis-
santes guildes voient le jour dans
chaque ville. Les guildes de bras-
seurs réglementent la fabrication
de la bière pour en améliorer la
qualité. C’est ainsi que naissent
les bières de ville flamandes,
chacune présentant ses propres
nuances gustatives. À Bruges,
tous les brasseurs sont tenus
d’utiliser un mélange d’épices
(appelé « gruut ») qu’ils doivent
acheter auprès de l’épicerie de
la ville, le Gruuthuse. Jean de
Bruges et ses descendants, qui
prendront plus tard le nom de
« Van Gruuthuse », détiennent
le monopole de la vente du
« gruut » brugeois jusqu’à la fin
de XVI
e
siècle. Dans le même
temps, des taxes sont perçues
au profit du Comte de Flandres.
1455
Fondation de la brasserie
De Gouden Boom à
Bruges
1900
Naissance et essor des pils
Nombre de brasseries
installent une technologie
de réfrigération afin d’imiter
la bière de fermentation
basse de Pilsen (République
tchèque). La basse tempéra-
ture, combinée à l’utilisation
de houblon, empêche la
multiplication des bactéries.
Grâce à leur goût plus pure
et à leur meilleure conser-
vation, les pils gagnent en
popularité. Elles supplantent
ainsi progressivement les
bières régionales et de ville
traditionnelles,
1897
Naissance de la gueuze
À l’occasion de l’exposition
universelle de Bruxelles, un
grand nombre de visiteurs
français sont attendus. Afin
de satisfaire ces traditionnels
amateurs de champagne,
les brasseurs de lambic de
la région bruxelloise mettent
en avant leur « méthode
champenoise », dans la-
quelle le lambic plat acquiert
un pétillement supplémen-
taire par la refermentation en
bouteilles. Le « champagne »
bruxellois, la gueuze lambic,
acquiert une renommée
internationale et devient une
success story.
XVII
e
siècle
Naissance des villes
franches
Afin d’éluder les taxes de
plus en plus élevées sur
la bière, de nombreuses
brasseries et distilleries
se constituent en « villes
franches », à l’instar de Lem-
beek, située entre le Comté
de Hainaut et le Duché de
Brabant. Lembeek donne à
sa bière, brassée avec 40 %
de froment et issue d’une
fermentation spontanée en
fûts de chêne, le nom de
« lambic ».
1904
Naissance de la « Spéciale
Belge »
Alarmés par le succès de la
pils, les collèges de bras-
seurs belges lancent un
concours « pour l’améliora-
tion de la bière belge ». La
gravité de la bière doit être
plus élevée que de coutume,
avec une teneur en alcool
de 5 % par volume, tout
comme la pils. En réfrigérant
la bière de fermentation
haute traditionnelle et en la
sursaturant de dioxyde de
carbone jusqu’à 5 à 6 g de
CO
2
/l, ces bières présentent
une effervescence et une
mousse identiques à la pils.
Elles sont baptisées
« Spéciale Belge ».
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Masterclass
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